Les crimes : La face cachée de la noblesse
Dans cette étude, Adèle Delaporte examine la noblesse du XVIIIᵉ siècle sous l’angle de la violence. Loin de l’image d’une aristocratie uniquement courtoise et raffinée, l’ouvrage montre une élite marquée par les infractions, les duels et un sentiment d’impunité, hérités de sa culture guerrière. Cette tension entre galanterie affichée et violence persistante éclaire, selon l’auteure, la fragilisation de la noblesse à la veille de la Révolution française.
Description
La noblesse d’Ancien Régime n’avait jamais été étudiée du point de vue de la violence. Apparemment, courtoisie et aristocratie vont de pair. Et pourtant, le livre d’Adèle Delaporte démontre que, tout au long du XVIIIe siècle, cette dernière a multiplié les infractions et parfois, même, les crimes. Avec une décontraction parfois étonnante, conséquence d’un sentiment d’impunité et de supériorité, en même temps qu’une évolution des mœurs et de sa fonction politique. Car, après tout, la noblesse est faite, par nature, pour faire la guerre. L’usage des armes et l’honneur du combat sont au cœur de sa philosophie. Or, le mouvement de la galanterie, qui advient à la fin du XVIIe siècle, et dont Molière a dessiné le portrait dans la plupart de ses pièces, a révolutionné les mœurs d’une noblesse traditionnellement faite pour l’exercice de la violence légitime. Cette courtoisie et ce raffinement ont recouvert l’aristocratie d’une réputation usurpée. Derrière les paravents japonais et les perruquées poudrées explosaient en réalité la violence d’une classe sociale en perdition. Cette déliquescence fut une des causes de la Révolution française.
Détails du produit
Fiche technique
- Adèle Delaporte
- 360
- Français
- Non
- 14.5 x 22 cm
- Relié
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