The 1066 Norman Bruisers: How European Thugs Became English Gentry
À travers l’histoire de la famille Boydell, cet ouvrage retrace l’intégration des conquérants normands dans la société anglaise après 1066 et leur évolution, de guerriers de Guillaume le Conquérant à membres influents de la gentry médiévale.
Description
*The 1066 Norman Bruisers* évoque le monde disparu de l'Angleterre de la fin du Moyen Âge et met en lumière l'une des singularités les plus étonnantes de l'histoire nationale : la transformation d'une bande de brutes venues d'Europe continentale en membres de la *gentry*, incarnation même de l'identité anglaise. En 1066, Osbern fitz Tezzo, un jeune immigré ambitieux, traverse la Manche au sein de l'armée de Guillaume le Conquérant. Il est alors loin de se douter qu'il faudra cinq années pour vaincre les Anglais — cinq années durant lesquelles les Normands souffriront presque autant que le peuple qu'ils étaient venus soumettre. Pour les Anglais, la conquête normande fut une catastrophe absolue, causant la mort de milliers de personnes par l'épée ou la famine. Mais pour Osbern et ses compatriotes, elle apporta terres et richesses, ainsi qu'une évolution générationnelle qu'ils n'auraient jamais pu imaginer. Les descendants d'Osbern s'établirent dans le Cheshire, région qui joua un rôle charnière dans l'Angleterre médiévale : base de départ pour les guerres d'Édouard Ier au pays de Galles, principal vivier de recrutement des armées royales et bastion régional de Richard II. Les membres successifs de la famille Boydell combattirent pour des monarques et de grands seigneurs, commandèrent des garnisons royales, voyagèrent à l'étranger en tant qu'agents de la Couronne et participèrent à l'administration de la justice. Lorsqu'ils ne tenaient pas le haut du pavé dans le nord-ouest de l'Angleterre, côtoyant les grands de ce monde et prenant part aux événements majeurs, ils se livraient à des querelles de clans, nouaient des liaisons illicites et exerçaient leur influence sur ce petit coin de pays qu'ils avaient fait leur. En 1378, lorsque William Boydell succomba aux blessures reçues au combat, la nation qu'il défendait était l'Angleterre, et l'ennemi qu'il avait affronté vivait à peine à soixante-quatre kilomètres du lieu où Osbern avait probablement grandi.
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